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La Société des Ingénieurs Diplômés par l'État
HISTORIQUE
La
Société qui regroupe exclusivement les ingénieurs à qui les autorités
universitaires françaises ont décerné la qualité d'Ingénieur Diplômé par
l'État, a été déclarée le 3 avril 1937 (J.O. du 29 avril 1937, p. 4815),
à la Préfecture de Police de Paris, sous le nom de Société des Ingénieurs
Diplômés, par René DUSSOURT, assisté par Henri GONTIER, René de GROOTE, René
LAFEUILLE, Robert MARIOT, Jean NICLOT, tous appartenant à la première
Promotion -1936. Elle a été enregistrée sous le matricule 174693.
Ce
titre d'ingénieur qui relève de l'article L642-9 du code de l'éducation
(article 8 de la loi du 10 juillet 1934), réglementant la délivrance du diplôme
d'ingénieur, est unique, ce qui lui confère un caractère d'universalité tant
sur le plan intérieur que sur le plan extérieur, les décrets 75 393 du 16 mai
1975 et les textes subséquents permettant, les dispositions du décret du 26
mars 1935 étant abrogés, aux ingénieurs de nationalité étrangère de faire
acte de candidature, quel que soit le lieu de leur résidence et celui de leur
employeur.
Cette
ancienne loi du 10 juillet 1934, qui n'est que l'aboutissement d'un certain
nombre de textes et de propositions déposées devant les parlements, après
l'adoption par ces derniers de la loi du 2 août 1918 qui, par son article 7,
protégeait l'usage du titre "Ingénieur Agronome", reprend, en
partie, la recommandation du 16 décembre 1922 exprimée par le Conseil Supérieur
de l'Enseignement Technique qui suggérait le dépôt d'un texte législatif aux
termes duquel "toute école ayant pour but de former des ingénieurs devra
faire enregistrer le titre sous lequel sont dénommés les élèves pourvus du
diplôme". Cette suggestion étant une invitation et non une obligation, le
législateur, par l'article 8 de la Loi, a, dans un esprit objectif, estimé que
toute personne possédant les connaissances exigées pour obtenir la
qualification d'ingénieur, indépendamment de la position prise par tel ou tel
établissement scolaire où elle est censée avoir suivi les études
correspondantes, avait la ressource, pour faire reconnaître ses aptitudes, de
se présenter devant ses pairs : depuis 1975, un ingénieur D.P.E. participe aux
délibérations de jurys particuliers d'examens.
En
se référant à la dite recommandation qui définit cinq catégories de diplômes
d'ingénieur selon que l'établissement est:
1)
public délivrant un diplôme créé par l'État,
2)
public délivrant un diplôme reconnu par l'État,
3)
privé reconnu par l'État et autorisé à délivrer un diplôme revêtu d'un
visa officiel,
4)
privé et considéré comme délivrant un titre d'ingénieur reconnu par l'État,
5)
privé reconnu par la Commission des titres d'ingénieur.
Il
apparaît que le diplôme d'ingénieur diplômé par l'État, quelle que soit la
spécialité technique sous laquelle il a été délivré, relève de la première
catégorie telle que l'a définit le Conseil Supérieur de l'Enseignement
Technique.
Quant à son caractère, à ce jour, 45 écoles ou instituts habilités à délivrer un diplôme d'ingénieur, sont autorisés à organiser les épreuves conduisant au titre D.P.E. dans les spécialités les plus diverses et ce, selon une filière commune, ce qui lui confère le qualificatif de "National" car il présente bien cette fonction d'égalisation et d'unification de tout diplôme présentant ce caractère.
La
Société des Ingénieurs Diplômés par l'État est la raison d'être de
l'ensemble de ces considérations. Aussi a-t-elle trouvé auprès des autorités
de tutelle; au C.N.A.M. d'abord, aux Secrétariats d'État auprès du Ministre
de l'Éducation Nationale ayant la charge des Enseignements Supérieurs ensuite,
un accueil des plus bienveillants.
En
1939, le Directeur du C.N.A.M. accepte que la Société y transfère son siège
social. Les événements liés aux hostilités retardent cette notification auprès
du préfet de police qui n'enregistre ce changement que le 23 juillet 1946 (J.O.
du 8 août 1946, p. 7060) René de Groote assumant les fonctions de président.
Hormis
les modifications apportées à la constitution de son bureau, aucun changement
n'est intervenu à l'ensemble de ces structures et ce, jusqu'à l'Assemblée Générale
Statutaire du 4 décembre 1976 réunie, aux lendemains du décès du président
Roger LELAURIN ,sous la présidence de René DUSSOURT, fondateur de la Société,
après avis des vice-présidents en exercice, Roger LECOT et Raymond SCHMI1T.
Cette assemblée confie à un Comité de gestion, composé de deux vice-présidents,
des administrateurs sortants, Henri HUGNY et Etienne PETROVICH, de Mme Marcelle
JAEGER, Gustave ESTAQUIER et Jean-Marie HACHE, outre l'administration de la Société,
le soin d'actualiser les statuts et le règlement intérieur.
Le 20
janvier 1977, conformément au décret du 16 août 190 l , le Cabinet de M. le
Préfet de Police notifiait au président Roger LECOT que les modifications
apportées à l' administration de la Société, étaient constatées sans préjuger
en quoi que ce soit leur légalité et lui attribuait le numéro d'association
4780 P.
Il était
alors permis de reprendre les liaisons normales avec l'ensemble des sociétaires
au nombre de 554, sur un total de 909 diplômes délivrés.
Sur
le plan national, le caractère représentatif de la S.I.D.P.E. apparaissait en
clair, elle était en droit de se considérer "en interlocuteur
valable" 59,74% des ingénieurs D.PE. lui ayant manifesté un
certain intérêt et une certaine confiance en adhérant à ses statuts, donc
aux buts dont ses administrateurs l'avaient dotée.
A
l'appel du Comité, des Commissions, auxquelles participaient Robert CHEVALIER,
Paul COURTOU, Georges FERAULT, Jean-Marie HACHE, Serge L'HERMI1TE, Albert
MARGOSSIAN, proposèrent les modifications à apporter aux textes réglementaires
dans le cadre des recommandations faites lors de l'Assemblée Générale.
De
plus, elles arrêtèrent les premières délégations régionales qui furent
confiées à Cécile FINCK, Marcel ANGOT, Guy CHATILA, Gérard DUBUC, Jean
ESCANDE, Jean GUEIB, Pierre JOLLY, Pierre LUCEAU, Pierre MICOUD, Philippe
PARISSAUX, René RAMOND, Jean RICCARDI.
Elles
firent prendre conscience aux sociétaires que, tout en assumant son rôle de
groupement amical, la Société se dédoublait en acceptant d'une part, le contrôle
et la surveillance des différentes opérations qui présidaient à la délivrance
du titre, et d'autre part, en assurant à l'extérieur, le renom avec la
protection de ce titre.
En ce
qui concernait la forme du nouvel examen, décrets, arrêtés et circulaires ne
s'en préoccupant guère, elles sont intervenues par la voie du président, auprès
des autorités
La
S.I.D.P.E. a enregistré la 70ème promotion de 2005, ce qui porte le nombre
à 3 421 ingénieurs diplômés.
D'où
sont-ils issus ? Leur formation initiale est des plus éclectique, l'ingénieur
d'école, l'universitaire de différents niveaux, du D.E.S. au doctorat,
voisinent avec l'ancien élève d'écoles professionnelles, l'ex stagiaire de l'A.F.P.A.,
de la formation continue et autre, et côtoient le lauréat d'une Académie du
C.N.A.M. ou d'une société scientifique.
Leur
dispersion territoriale est grande. On les trouve dans de nombreuses régions et
villes de France métropolitaine, ainsi que dans les départements et
territoires d'Outre- Mer et depuis quelques années à l'étranger dans les cinq
continents. Si l'on constate qu'une grande diversité de spécialités
scientifiques et techniques préside à la délivrance de leur titre, il en est
de même de leurs activités professionnelles. Nombre d'entre eux se consacrent
à la recherche fondamentale ou appliquée, à des fonctions d'études,
d'assistance, de conseils, d'expertise, d'enseignement scolaire ou postscolaire
et de production. Les postes occupés sont également des plus divers, allant du
chef d'entreprise, P.D.G., administrateur de Société, directeur d'Établissement
ou professeur de l'Enseignement Supérieur à Ingénieur d'Études ou de
fabrication, en passant par les professions libérales, architectes, ingénieurs,
experts et les emplois des départements ministériels et des services
para-publics. Notre Société s'honore de compter en son sein, des membres
remplissant des fonctions électives, consulaires et officielles notamment en
qualité d'expert agréé auprès des Cours d'Appel, des Tribunaux
Administratifs, des instances européennes et internationales, y compris l'ONU.
Pour
ce qui est de la notoriété accordée à l'ingénieur D.P.E., hors des limites
territoriales françaises, il importe de se référer d'une part, au premier
registre européen des professions techniques supérieures établi par la
F.E.A.N.I. en 1970, où l'ingénieur D.P.E. figurait au groupe A des ingénieurs
et, d'autre part, aux lois régissant le statut des ingénieurs, appliqué aux
États-Unis d'Amérique depuis 1934, sous les auspices de la National Society of
Professional Engineer (N.S.P.E.) et adopté par les associations similaires
propres à chaque État.
Sur
le plan européen, tenant compte des difficultés rencontrées dans l'établissement
des équivalences au niveau formation, en 1987, la F.E.A.N.1. a créé un
nouveau registre, qui introduit la notion de reconnaissance mutuelle de la
qualification professionnelle et, de ce fait, délivre aux ingénieurs D.P.E.,
qui présentent les qualités requises le certificat d'ingénieur européen (EUR.ING.).
En ce
qui concerne la comparaison du titre d'ingénieur D.P.E. avec son homologue américain,
il apparaît une certaine identité entre les conditions qui président à la délivrance
du titre, celles stipulées en France par le législateur offrant une similitude
avec le statut appliqué aux États-Unis qui, lui, tire sa principale condition
outre du bon renom et du "standing" de la qualité d'ingénieur, de la
protection de l'intérêt général. En constatant d'une part, la grande
diversité d'origine et d'attribution présentée par l'ingénieur D.P.E. et,
d'autre part la conception européenne et américaine de la reconnaissance de la
qualité d'ingénieur, on est en droit de dire, comme l'a écrit un périodique
de la presse parisienne, qu'il possède un titre d'ingénieur unique au monde (Le
Monde de l'Éducation).
Œuvrant
en permanence pour la défense et la notoriété du titre, la S.I.D.P.E. est
depuis plusieurs années présente partout où il est nécessaire. Association
reconnue d'utilité publique le 25 juillet 1997, disposant de représentations
nationales et régionales, elle est l'interlocutrice du Ministère de l'Éducation
Nationale, membre à part entière de la Fédération des Associations du CNAM
et nombre de ses ingénieurs participent aux jurys d'examen. La célébration de
son soixantième anniversaire au Sénat avec la participation active du
Professeur Jean-Marie LEHN, prix Nobel de Chimie 1987 a été un exemple de son
dynamisme.
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